Guy Bedos !
En octobre
1977 et en janvier 1980, j'ai assisté à la succulente
prestation concoctée par Guy Bedos. A chaque fois, l'humoriste
n'a pas manqué de faire le tour de l'actualité de l'époque,
n'épargnant personnes au passage.

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Le seul prix qui intéresse vraiment un écrivain,
c'est le prix du livre !
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L'humoriste
toujours aussi virulent est né à Alger, le 15 juin
1934. C'est donc en Afrique du Nord qu'Il a tout d'abord vécu,
avec sa mère et un beau-père spécialisé
dans le travail du bois. Bien entendu, il a connu très jeune
les affres de la colonisation dans une famille qu'il n'aimait pas
et qui lui rendait bien. |
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Depuis
que toutes les chaînes se livrent cette bataille pour
l'audimat, parler de l'intelligence à la télévision,
c'est comme si l'on distribuait des guides gastronomiques au
Sahel !
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Très
tôt, Guy Bedos va donc quitter la cellule familiale pour tenter
de se consacrer, en 1965, à une carrière dans le music-hall.
C'est à cette époque qu'il a d'ailleurs côtoyé
une chanteuse nommée Barbara. Toutefois, il va très
vite quitter cette forme de spectacle pour entamer une carrière
d'humoriste. |

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La
différence entre le peuple et le public, c'est que le
public paye... Mais à l'usage, on s'aperçoit qu'un
billet de théâtre est souvent moins coûteux
qu'un bulletin de vote !
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Avec
Sophie Daumier, Guy Bedos a ensuite formé un duo célèbre
qui perdurera jusqu'en 1975. Certains de leurs sketchs comme "La
Drague" sont restés dans toutes les mémoires.
Le personnage incarné par l'artiste s'illustre par un évident
cynisme, un caractère déplorable, un machisme à
toutes épreuves. |
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Lorsque la franchise sert de tremplin à la bêtise,
on se surprend à regretter l'hypocrisie !
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Guy
Bedos profite de ses passages sur scène pour s'attaquer,
notamment, aux politiciens de tous poils. Tour
à tour, au fil de l'actualité du moment, il dénonce
ce monde où la démagogie, l'hypocrisie, la magouille,
la bêtise la corruption dominent le plus souvent, quelque
soit la tendance des cibles visées. |

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C'est terrible, une guerre civile. Surtout quand c'est fait
par des militaires !
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Parallelement
à sa carrière d'humoriste, Guy Bedos s'adonne aux
plaisirs du cinéma. "Le Caporal épinglé",
de Jean Renoir (1962), "Les Copains", avec Georges Brassens
(1964), "Le Pistonné", avec Coluche (1969), sans
oublier "Un éléphant çà trompe
énormément" (1976) et "Nous irons tous au
paradis" (1977), deux films signés Yves Robert où
il joue un personnage très attachant aux côtés
de ses copains Claude Braseur, Jean Rochefort et Victor Lanoux. |
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Je croirais vraiment à la liberté de la presse
quand un journaliste pourra écrire ce qu'il pense vraiment
de son journal, dans son journal !
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Guy
Bedos se plait à multiplier spectacles et tournées.
C'est
ainsi qu'en 1990, Il a obtenu le Molière du meilleur One
Man show. Il se produit également avec d'autres grands commiques
comme Michel Boujenah et Smaïn en 1991, Murielle Robin en 1992.
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Mon Dieu, mon Dieu, délivrez-nous de toutes les religions
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Au
théâtre, Guy Bedos a tenté une expérience
en 1997. Il a joué dans "Dérapages", une
pièce d'Arthur Miller avec Clémentine Célarié
et Catherine Rich.
De 1999 à 2001, il a tourné aussi pour la télévision
(TF1) dans une série intitulée "Chère
Marianne", au côté d'Anny Dupérey. Parallèlement
, Guy Bedos est régulièrement présent sur scène,
pour le plus grand plaisir des inconditionnels de l'humour très
caustique. |
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Ce qui me console de souffler bientôt ma soixantième
bougie, c'est que dans sexagénaire il y a sexe !
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Photos
: Bernard Gaudin ©
Contactez moi !
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On ne donne la parole qu'à ceux qui veulent la prendre
!
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